L’Île-de-France dans le trio de tête des métropoles de l’industrie du futur

Une étude de l’association Paris Île-de-France Capitale Economique révèle que l’Île-de-France se classe au troisième rang mondial des « smart manufacturing cities ».

Alors que l’industrie revient au cœur de la compétition mondiale entre les grandes agglomérations, l’association Paris Île-de-France Capitale Economique (PCE) publie le 9 novembre une étude sur les « smart manufacturing cities » (les métropoles de l’industrie du futur), réalisée avec le cabinet d’audit PwC.

Cette enquête constate la relocalisation des industries en ville dans les économies développées. Elle relève que cette industrie métropolitaine est en rupture avec celle du passé et que sa valeur ajoutée se situe désormais dans les services qui lui sont dédiés.

Ce changement de paradigme a pour conséquence de redistribuer les cartes entre les grandes métropoles concourant à attirer l’industrie du futur.

L’étude passe au crible et classe dix agglomérations (Bangalore, Détroit, Helsinki, Londres, Paris, Séoul, Shenzen, Stuttgart, Toronto et Turin) à partir de plusieurs critères : puissance et diversification économique, robotisation et capacité à collaborer, cohérence des investissements publics et privés au travers d’une stratégie partagée.

Paris derrière Stuttgart et Séoul

Stuttgart arrive en tête du classement des villes de l’industrie du futur, grâce à la diversité de son tissu industriel et la propension de ses entreprises à collaborer. Séoul, deuxième, doit sa place à une pole position dans la robotisation et une stratégie d’investissement cohérente.

Paris complète le podium par sa forte orientation vers les industries high-tech, son important vivier de start-up et des activités parmi les plus diversifiées : finances, assurances, médias, tourisme, aéronautique, automobile, énergies alternatives, transports, nanotechnologies, biotechnologies, mais également le numérique puisque l’Île-de-France constitue le premier centre européen pour les technologies de l’information et de communication.

« Ces résultats démontrent que Paris Île-de-France doit jouer de son image forte en matière d’innovation renforcée par des événements internationaux prestigieux comme l’Exposition Universelle, explique Christian Nibourel, président de Paris Île-de-France Capitale Economique. Mais Paris doit surtout démontrer une capacité croissante à agir de façon collaborative pour capter de nouvelles sources d’investissements en provenance de continents à fort potentiel comme l’Amérique ou l’Asie. »

1 000 milliards d’investissement d’ici à 2020

D’ici à 2020, Paris Île-de-France Capitale Economique assure que les entreprises de l’industrie vont investir de l’ordre de 1 000 milliards d’euros. Comment séduire les investisseurs sinon en relevant le défi de la numérisation de l’industrie ? C’est le sens des propositions d’un groupe de travail formé à l’initiative de l’association et qu’a présidé Jean-Luc Beylat, président du pôle de compétitivité Systematic.

Ce groupe préconise d’accélérer la transformation numérique des entreprises tant à travers des investissements dans la transition numérique que par le renforcement des actions de formation dès l’école primaire.

Les experts sollicités recommandent de doper l’image de ville industrielle du futur de la région capitale. Pour cela ils suggèrent, entre autres, de « structurer une démarche autour de la marque Greater Paris Creative Industry. »

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